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 Les coeurs laminés

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Shirley
Lutin Malin
Lutin Malin


Nombre de messages : 4
Date d'inscription : 27/11/2006

MessageSujet: Les coeurs laminés   Lun 27 Nov - 20:21

Auteur: Bertalmio Géraldine, dites Gégé (lol)
Titre : Les cœurs laminés ( ca veut tout dire)
Base : J’ai lu une Fanfics sur un forum où l’on parlait du suicide d’un frère, cela m’a amené plein d’idée qui sortent toute de mon esprit
Genre : Drame. Des passages risquent d’être dur, je préviens donc les âmes sensibles, je préviendrais avant le chapitre




CHAPITRE 1 ) Un profond traumatisme ( Pas de passages interdit au moins de 18 ans lol)


Williams

Elle. Sa bouche voluptueuse, ses yeux en amandes qui lui donnent un air asiatique. Elle. Sa peau d’une pâleur si extrême, que parfois l’on se demande si elle n’est pas prête à disparaître. Elle. Ses longs cheveux noirs et épais qui descende jusqu’au creux de ses reins. Elle. Serait elle devenu mon plus profond fantasme ?
Elle est parfaite. Si d’autres disent qu’elle est charmante, moi je la vois parfaite. Elle est gracieuse, elle est délicate, pourtant elle semble être rongée par un mal terrifiant, un mal qui la dévore de l’intérieur.

Je lui souris. Elle me rend cette marque d’affection. Elle ne se doute même pas combien je la désire. Elle est devenue mon obsession. Je comprend aujourd’hui pourquoi Paul, son frère, me tenait éloigné d’elle. Il savait qu’elle était comme virus, qui s’infiltre dans vos veines et prend votre cœur en otage. Paul le savait. Il tenait éloigné tous les sales types qui auraient voulu la toucher. Il était le symbole du grand frère protecteur, qui craint chaque jour pour sa petite sœur. Il m’a légué le flambeau, lorsqu’il nous a quitté, il m’a du même coup passé cette mission difficile. Celle de la protéger : du monde extérieure, des coureurs de jupons, du sadisme de leurs parents ... il m’a tout laissé. Quelle mission difficile. Cependant, je l’assume pleinement. Au départ, lorsqu’il m’avait fait cette demande, je m’étais interrogé. Fallait il que soit derrière cette fille que je ne connais qu’entre deux passants de porte ?

« Vieux, je te comprend pas, Tu veux pas que je l’approche et maintenant tu voudrais que je la protèges... »

Paul appuyé contre le mur du réfectoire, la cigarette de la bouche, faisait sortir la fumée de façon à ce qu’elle forme des ronds.

« Ma sœur adore lorsque je fais des ronds de fumée. A chaque fois que j’allumes une cigarette, elle me le demandes ... à chaque fois »

Son regard était repartit dans le vague. Paul était un chic type mais Paul était un mec étrange. Il portait cette différence jusqu’à son allure vestimentaire. Tout le monde craignait Paul car il semblait être venu d’ailleurs. Oui, décidemment, Paul n’était pas née sur cette planète, il planait une sorte de mystère sur lui, quelque chose qui aux yeux des autres le rendait froid, hautain et même dangereux.
Mais Paul était mon meilleur ami. Depuis que nous nous étions rencontré au collège, il avait toujours été là pour me protéger. Il m’avait appris à me battre, à fumer, à cracher le plus loin possible. J’étais tel son disciple et il me donnait là l’une de mes dernières missions.

« Protèges la. On se jamais, si je suis malade, si je m’en vais pour une quelconque raison un jour, protèges la. Tu est le seul en qui j’ai confiance pour une telle mission »

Je l’observait avec étonnement et soupirais

« Si tu avais tellement confiance en moi, pourquoi me tenir à distance d’elle, alors. »

Paul me regarda en souriant à son tour, un de ses sourires incompréhensible.

« Tu comprendra un jour »

Je saisis à présent tous ses mots qui me semblaient bien obscur à cette époque. Je les ai compris immédiatement, le jour où ses yeux sombres ont croisé les miens. Elle tenait dans sa main celle de ce corps sans vie que les médecins emportaient sur la civière. Elle ne pleurait pas, elle était calme mais elle ne quittait pas cette main pendante sous les draps blancs.

« Mademoiselle, Je suis désolé, il faut le lâcher maintenant... » Avait annoncé le brancardier une tristesse dans sa voie.

Maud ne la lâchait pas et ne prononçait mot. Elle contemplait cette main sans vie qui avait jadis appartenu à son frère. Tout le monde attendait qu’une larme tombe enfin, que la douleur sorte. Il n’en fut rien. Je la regardais et saisit sa main avec douceur.

« Il faut que tu le laisse partir à présent. »

Elle me lance alors un regard et mon sang s’est glacé. Elle a lâché sa main avec douceur et s’est retourné pour regagner sa chambre toujours dans le même silence.
Ce jour là, j’ai su que je serais prêt à tout pour elle. J’ai compris qu’elle serait la seule femme dans mon cœur.


Maud

Will me sourit et sort une cigarette. Je m’assied à ses cotés et lui tend la main.

« Non. Il n’est pas question que je te donne une cigarette »

Je soupires et m’étend de tout mon poids sur le divan en cuir marron. Je soupire à nouveau car j’aimerais qu’il craque. Cependant, il ne craque jamais lorsqu’il s’agit de cela.

« Bon, alors, fait moi des ronds. »

Will s’allonge à mes cotés et commence à faire tournoyer la fumée dans sa bouche. Il m’obéit toujours. Parfois cela me fait flipper. Depuis qu’il est mort, Will passe tous son temps libre avec moi, il m’accompagne en cours chaque jour, étudie avec moi ... Je sais qu’il ne veut pas me laisser seule dans cette grande maison vide.
Je regarde les ronds se former dans l’air, cela me rappelle Paul. Une boule à ma gorge se forme à nouveau. J’ai du mal à respirer, j’ai l’impression que je suffoque.

Je tourne les yeux vers Will ... et ça recommence. C’est le visage de Paul qui se dessine. Il me sourit tout en faisant valser des ronds dans les cieux.

« Regardes, on dirait des nuages, n’est ce pas ? On pourrait s’envoler avec eux, flotter dans les airs ... »

Il se met à rire sans s’arrêter, comme une frénésie, comme si la mort n’était jamais venue l’emporter. J’ai envie de lui demander « pourquoi », mais je sais qu’il me dirait que je connais la réponse. Mais ces raisons ne me suffisent pas, elles me semblent irréelles, erronées. Cela ne me suffit pas à comprendre pourquoi il s’est donné la mort.
La respiration se saccade de plus en plus. J’entends à présent la voix de Will qui me dit de me calmer. Il a mit sur ma bouche un sac en plastique comme à chaque fois que je fais ses satanées crises.
Les docteurs m’ont dit qu’il s’agissait de crise d’angoisse. Ils disaient également qu’elle s’estomperait avec le temps tout comme ma douleur. Ils m’on foutu sous prosac et donnait des vitamines. Mais mes crises comme ma douleur ne font que s’amplifier.
Comment ont-ils pu croire que j’allais oublier sa mort avec le temps ? Bien au contraire, sa présence me manque chaque jour de plus en plus. Ce manque opprime mon corps et emprisonne mon âme. Je suis toujours lié à lui au-delà de la mort.

Ma respiration se calme, Will me serre dans ses bras. Il me berce telle une enfant après un cauchemar.

« Calme toi... c’est finit à présent, la crise est passée »

Je lui souris. Il était son meilleur ami, il est devenu le mien. Je comprends aujourd’hui pourquoi Paul l’aimait tant. Il est vraiment comme il me l’avait décrit : Un gars le cœur sur la main, prêt à tout sacrifier pour ceux qu’il aime. « Un type bien » disait il sans arrêt.
Je serre sa main fortement pour me prouver que je suis bien revenue dans le monde réel. Il me sourit et m’aide à me relever.

« C’est la dernière fois que je fais cela. Je ne veux plus te provoquer de crise... »
« Ce n’est pas de ta faute, tu sais bien qu’elles viennent n’importe quand et n’importe où ! J’aime quand tu fais des ronds dans l’air, ça me détend »

Il fronce les sourcils.

« Ca te détend ? Cela te fait penser à lui et cela te crée des crises et c’est tout »

Je le glisse dans ses bras.

« Pardon »

Il caresse mes cheveux et me murmure que ce n’est pas grave. Ce contact m’apaise. Heureusement qu’il est là pour me remonter le moral
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