En la spontanéité joyeuse d'un vaste partage
Ah comme c’est bon, divinement bon de fleurir ton sourire !
Vois, …du bonheur que de marcher pieds nus sur la pelouse
et comprendre l’insecte s’enivrant encore entre les rares
corolles tendres de ce mois d’octobre. Du bonheur en la
fraîcheur du parc où un couple de pinsons niche aux branchages
d’un buisson à présent ardent. Du bonheur que ce soleil
pénétrant jusqu’aux confins de l’atome, épousant comme
nul autre n’épouse tes intimes clins d’œil. Du bonheur que
d’être soleil, mon

. Oui, ce n’est que bonheur qui éclot,
qui jaillit, qui rebondit des couleurs de l'Ame ! Et je dois dire
que tu en fais naître de merveilleuses en ce Jardin - des champs,
des océans à perte de vue, des contrées d’oasis (Tu es oasis en
toute contrée !) des montagnes fleuries, des univers étoilés !
Sont-ce tes bobines, le parfum de ton sourire ou l’étincelle
dans le ciel de tes yeux ? Ce doit être un peu de tout car
même ce que je ne connais de ton être est miracle de Muse en
perpétuel devenir ! Et puis, ce n’est point mirage que de te
retrouver, que de te savourer ! Ô cœur éternel ! (car je ne parle
pas du muscle qui bat la mesure) Ô sublime flânerie en tes parfums !
Ô

! A bien y réfléchir, tout invite naturellement l’
à tes côtés, ô Muse ! Yeux, bouche - et là, Poète, où vas-tu
gambader !? En la spontanéité joyeuse d’un vaste partage,
non point où je vais mais où je gambade ! Doux baisers de mes
lèvres déposées sur ta joue, rêvées en ton cou si tendre, si doux
(les lèvres ont aussi leurs rêves depuis ton cou) le bonheur de les
accompagner, de les prolonger, partout, jusqu’en ton sourire,
tes

et nos profondeurs complices ! Depuis l’ivresse de
l’insecte, les ailes des pinsons, aux épousailles solaires !
Ô t’enlacer de toute mon âme ! Oui, à bien y réfléchir,
chaque pensée, chaque mot, chaque acte s’imprègne d’
dès qu’il vogue en ton éden et c’est divinement bon !
Avec joie,
Xavier.
